Le Rassemblement national des indépendants ouvre la porte à une participation au futur gouvernement. Réuni pour examiner les résultats des législatives et son positionnement dans la nouvelle séquence politique, le bureau politique du RNI a officiellement exprimé sa disponibilité à rejoindre l’Exécutif que Fatima Ezzahra El Mansouri est chargée de former.
La position reste cependant soumise à la validation des instances du parti. Le Conseil national du RNI se réunira en session extraordinaire samedi 3 octobre à Rabat pour délibérer et arrêter définitivement la décision, en tenant compte des consultations politiques engagées depuis mercredi et des équilibres issus des élections.
Dans son communiqué, le bureau politique explique qu’une présence au sein du prochain gouvernement permettrait au parti de continuer à contribuer aux réformes et aux chantiers engagés, tout en prenant part aux réponses à apporter aux défis économiques et sociaux de la prochaine législature.
Cette orientation intervient au lendemain de la rencontre entre une délégation du RNI et Fatima Ezzahra El Mansouri dans le cadre des consultations pour constituer la future majorité. Arrivé deuxième aux législatives avec 66 sièges, le parti figure parmi les principales forces avec lesquelles le PAM, arrivé en tête avec 97 députés, doit désormais négocier la configuration du prochain Exécutif.
Le RNI n’a donc pas encore formellement acté son entrée au gouvernement. Le bureau politique a choisi de renvoyer cette décision au Conseil national, conformément au fonctionnement interne du parti pour les choix engageant son positionnement politique.
La session extraordinaire est programmée samedi à partir de 10h au siège central du parti à Rabat. Les membres du Conseil national devront se prononcer à la lumière des premiers échanges menés avec la Cheffe du gouvernement et des orientations que le RNI souhaite défendre au cours des cinq prochaines années.
L’éventuelle entrée du RNI apporterait 66 sièges supplémentaires à la coalition en cours de formation autour du PAM. Mais les contours définitifs de la majorité restent encore à arrêter, plusieurs formations ayant choisi de consulter leurs instances avant de se prononcer.
L’Istiqlal suit notamment la même démarche. Les trois principales forces issues des élections — PAM, RNI et Istiqlal — ont convoqué leurs conseils nationaux respectifs samedi 3 octobre, une étape destinée à clarifier leurs positions avant la poursuite des négociations.
Au-delà de la composition de la coalition, les consultations doivent permettre aux partis concernés d’identifier leurs convergences sur le programme du prochain gouvernement. Les priorités économiques et sociales, l’emploi, le pouvoir d’achat, les investissements et les différents chantiers engagés devraient notamment structurer les discussions.
La question de la répartition des responsabilités gouvernementales viendra également accompagner la construction de la nouvelle majorité. Pour le RNI, la première étape reste toutefois institutionnelle : obtenir samedi le feu vert de son Conseil national avant d’engager formellement le parti dans le prochain gouvernement.


